Je vous préviens d’emblée : dans ce texte, il y aura beaucoup de guillemets, car on va parler de vocabulaire, de sens et de connotation des mots. Je refuse de prendre pour neutres et factuels les termes émanant du système prostitutionnel pour se décrire lui-même, qu’ils s’inscrivent dans un décorum de velours chez les hommes de droite, ou à paillettes chez les féministes libérales. Je vais essayer de décortiquer ces enveloppes théoriques que sont les mots de la prostitution, afin de comprendre quels concepts ils désignent réellement, et quelles connotations ils apportent avec eux.
Étymologie : revenir à la racine du mot
L’euphémisation du phénomène
Les noms de lieux de la prostitution
La désignation des femmes en situation de prostitution
Mépriser les femmes et mépriser les prostituées, un même principe
Euphémiser le phénomène, ici encore
« Sex work is work », ou comment le patriarcat s’adapte à son époque
Le « client », le cœur du problème : sans prostitueur, pas de prostitution
En guise de conclusion
Les mots sont importants. Nous devons pouvoir dire les choses telles qu’elles sont, car bien nommer c’est déjà agir dans la bonne direction. Si nous enrobons nos oppressions d’un coulis gluant d’euphémismes, on n’en tirera rien, on permettra seulement aux hommes de s’en délecter plus avant. Ne nous laissons pas déposséder des mots de nos combats ; refusons de nous taire sur la réalité que le patriarcat nous impose.
Ilya
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