Andrea Dworkin
Le 9 avril 2005 mourrait une des grandes figure du féminisme qui nous inspire, Andrea Dworkin. Principalement connue pour son opposition farouche à la prostitution et à la pornographie, elle était aussi une autrice, théoricienne et oratrice de grand talent.
Bien qu’elle soit connue dans les pays anglophones, son œuvre a longtemps été ignorée en France. Ses livres ne commencent enfin à être traduits qu’à partir de 2020.
Andrea Dworkin
Le 9 avril 2005 mourrait une des grandes figure du féminisme qui nous inspire, Andrea Dworkin. Principalement connue pour son opposition farouche à la prostitution et à la pornographie, elle était aussi une autrice, théoricienne et oratrice de grand talent.
Bien qu’elle soit connue dans les pays anglophones, son œuvre a longtemps été ignorée en France. Ses livres ne commencent enfin à être traduits qu’à partir de 2020.
Pornographie, 1981
Elle est principalement connue pour ses essais sur les violences sexuelles et la sexualité. Pourtant les thèmes qu’elle a abordés dans ces écrits sont variés : culture, littérature, sexualité, l’oppression des Palestien·nes par Israël, le travail invisible des femmes et leur censure dans l’espace public… Ces livres posent des questions essentielles aujourd’hui encore : pourquoi certaines femmes sont antiféministes ? quelle place pour les hommes dans notre lutte ? et surtout comment résister ?
Coïts, 1987
Dans les pays anglophones comme en France, Andrea Dworkin reste une figure controversée. Pour avoir osé dénoncer le système prostitutionnel, pour avoir décrit dans toutes leurs brutalités les violences que subissent les femmes, elle a été attaquée. Ses positions étaient jugées trop « victimaires », « anti-sexe » et « misandres ». Son alliance effective avec la droite conservatrice pour faire passer des lois contre la pornographie a été fortement critiquée, y compris par ses alliées.
Coïts, 1987
Les femmes de droite, 1983
Notre sang, 1981
Nous n’idéalisons pas Andrea Dworkin mais nous admirons son courage et sa combativité y compris — et peut-être surtout — quand ses positions étaient loin d’être populaires. Alors que les discours en faveur du « travail du sexe » gagnent du terrain au sein même du féminisme, nous reprenons aujourd’hui son flambeau. La prostitution est une violence qui touche avant tout les filles et les femmes les plus marginalisées de nos sociétés. Pour elles, nous continueront à lutter pour y mettre fin.