Grandir dans une société hypersexualisée 1/4

Nous sommes toutes influencées par les contenus auxquels nous sommes exposées, volontairement ou à notre insu. Nous absorbons inconsciemment les images et les discours récurrents de notre quotidien. Plus ils interviennent tôt dans notre construction psychique, plus l’impact sera profond.

Qu’il s’agisse de télévision, d’Internet, de panneau publicitaire, de magazine, de pop culture, nos sociétés n’ont jamais été aussi sexualisées. L’enfant, sa sensibilité spécifique, n’est pas protégé·e, iel n’a pas sa place en ligne ou dans la rue. Ainsi, les filles grandissent dans une société qui trivialise la sexualité et traite les corps comme des marchandises.
Exposition à la pornographie dès le plus jeune âge
En 2023 en France, ce n’est pas moins de 2,3 millions de visiteur·euse·s uniques de moins de 18 ans qui se sont rendu·e·s mensuellement sur un site à caractère pornographique1. Près de la moitié des enfants de 6 à 10 ans est déjà équipée d’un smartphone2, alors que 30 % de la bande passante sur Internet est consacrée aux sites pornographiques3.
Sans le savoir et sans le vouloir, les plus jeunes peuvent facilement se retrouver plongé·es dans un gouffre sans fond d’images à caractères sexuelles.
Nombreuses sont les femmes qui témoignent avoir été influencées par la pornographie dans leur vie intime, dans leurs rapports aux hommes, ou avoir développé une dépendance à ce contenu après une première exposition enfant, parfois dès la prépuberté4. Bien souvent, les adolescentes de 18 – 19 ans qui entrent dans l’industrie des films pornographiques avouent candidement avoir commencé à visionner de la pornographie à un très jeune âge, à l’instar de Sofia5, Chloé Cherry6, Belle Knox7, Chloé Chevalier8, ou encore Lana Rhoades9, qui « rêvait » à douze-treize de devenir une célébrité de la pornographie, sans n’avoir encore jamais eu de relation sexuelle.
Les jeunes filles sont exposées à des images loin d’être sans danger : près de 90 % de la pornographie contemporaine présente au moins un acte d’agression (physique ou verbale) à l’encontre des femmes, avec en moyenne près de douze mauvais traitements par scène10.
Ces visionnages ne sont pas sans conséquences. La pornographie entraîne certaines croyances par rapport aux normes sexuelles (ce qui est attendu comme comportements et actes sexuels dans le contexte intime). Elle apprend aux filles à désirer la dégradation, à être excitée par leur propre souffrance, par l’humiliation et les violences dans le contexte sexuel, tout en participant à l’objectification des femmes de manière plus générale. Il s’agit là d’un véritable outil d’acceptation de son propre avilissement au profit du plaisir masculin.
Il a été démontré que les personnes exposées de manière régulière à du contenu à caractère sexuel objectivant les femmes, sont plus susceptibles d’adhérer aux stéréotypes concernant les rôles sexués et les violences sexuelles11. Ces images imprégnées de sexisme entravent la construction de nos propres fantasmes et de représentations saines de la sexualité. L’industrie pornographique formate l’imaginaire des filles très tôt, fabrique de sa toile des fantasmes artificiels, induits, qui n’auraient jamais été développés sans exposition à cette catégorie d’images. Penser que la pornographie est fictionnelle n’empêche pas l’enfant de s’en imprégner. Selon une étude britannique, 80 % des adolescent·es souhaitent reproduire ce qu’iels voient dans la pornographie12.
Ce n’est pas leur curiosité innocente ni le hasard qui les exposent à de telles images. Les piliers de l’industrie pornographique luttent vivement contre toutes formes de restrictions (vérification de l’âge, paywall, etc.), prétextant une soi-disant volonté de protéger la vie privée de ses utilisateurs, alors que, selon une analyse récente13, 93 % des sites X collectent et divulguent les données de leurs visiteur·euse·s à un tiers.
Cette exposition à la pornographie est loin d’être seulement le fait des sites dédiés : un rapport anglais14 révèle que Twitter (désormais X) est le site sur lequel la plus forte proportion de jeunes (41 %) accède à du contenu à caractère sexuel. Les individus à la tête de cette industrie n’hésitent pas à investir les réseaux sociaux et à surfer sur les tendances de la pop culture : par exemple, en 2019, en pleine ascension de la série The Mandalorian diffusée sur Disney +, Pornhub partage sur Instagram un meme15 sur lequel Baby Yoda, créature enfantine, apparaît avec le reflet du logo du site pornographique incrusté dans ses yeux, accompagné d’un message sans équivoque : « 10 secondes après que mes parents quittent la maison ». Ceci prouve qu’ils ont parfaitement conscience que des enfants regardent de la pornographie sur leur plateforme, et qu’ils sont à l’aise avec cette réalité.
Il n’y a aucune limite que l’industrie pornographique n’osera franchir pour gagner en popularité et enrôler les plus jeunes. Car l’enfant consommateur·rice d’aujourd’hui est l’adulte dépendant·e de demain.
Des effets délétères sur le développement du cerveau
Le cerveau gérant le traumatisme de bien des manières déconcertantes, il arrive que des jeunes filles en viennent à penser « ne serait-ce pas excitant si cela m’arrivait ? ».
Les effets néfastes de la consommation de telles images sur le cerveau adulte sont bien documentés aujourd’hui. Que penser alors des conséquences sur celui d’enfants, qui en consommeront toute leur adolescence, à tel point qu’arrivé·es à la majorité, ils et elles auront déjà été exposé.·es à des centaines d’images sexuelles inappropriées et violentes ?
Ces dernières affectent directement le développement neurologique, initient une érosion du cortex préfrontal16 (région décisionnelle du cerveau, du raisonnement et du contrôle inhibiteur), un rétrécissement de la matière grise17 (lié aux fonctions cognitive), et endommagent le système de récompense dopaminergique16 et ce, même dans les cas de consommations « modérées ». La pornographie introduit les plus jeunes à la sexualité d’une manière qui induit une sur-stimulation physique et psychologique. Comme le souligne le psychiatre Norman Doidge, « la pornographie satisfait à toutes les conditions au changement neuroplastique18 ».
Qui plus est, en commençant jeune, il y a d’autant plus de risques d’habituation hédonique, c’est-à-dire d’accoutumance19, ce qui pousse les consommateur·rice·s à se diriger vers des images de plus en plus « fortes » et transgressives (pédopornographie, inceste, zoophilie, etc.), des contenus toujours plus avilissants envers les femmes (ou les hommes20) pour éprouver à nouveau une stimulation sexuelle équivalente, alimentant par la même occasion la surenchère de fantasmes violents induits, qui se retrouvent alors à habiter leur imaginaire. De la même manière, la pornographie devenue banale se renouvelle dans une perpétuelle quête de l’extrême. Une concurrence se crée alors sur le « marché », amenant les femmes prostituées dans le domaine de la pornographie à accepter des pratiques de plus en plus violentes pour maintenir leurs revenus.
Tandis que les parents et l’école peinent à instaurer un dialogue sain et continu sur la sexualité auprès des enfants, l’industrie de la pornographie est plus qu’heureuse de servir de substitut, nourrissant l’esprit des plus jeunes d’images inadéquates et dégradantes, ou le consentement bafoué est légion, l’objectification la norme, et les rapports de pénétration quasi systématiquement non protégés. C’est ainsi que la plupart en viennent à découvrir la sexualité, et plus inquiétant encore, à éveiller la leur. La psychologue clinicienne Maria Hernandez-Mora parle de « viol psychique pour les enfants21 ».
La culture du viol sur petit et grand écran
Dans la pornographie, les rapports de domination sont érotisés : d’un côté, on présente une sexualité féminine passive qui « s’offre » aux hommes, de l’autre côté, une sexualité masculine active, érigée en besoin quasi vital, irrépressible et violente « par nature ». Des représentations qui s’inscrivent pleinement dans la culture du viol22, et que l’on retrouve sur nos écrans, qu’il s’agisse de cinéma ou de photographie : le corps féminin est sexualisé sous l’angle de la soumission, de la passivité, de l’inaction, du laisser-faire, alors que les rares fois où le corps masculin est sexualisé, il ne perd pas son pouvoir de domination, il est en mouvement, en action23.
Car même sans consommation directe de pornographie, on ne peut échapper à son impact sur la culture qui a infiltré la vie quotidienne. Elisabeth Chan parle de « pornographisation » de la société, ou de « porno-chic ». Il s’agit d’un terme qui « fait référence à la présence publique croissante et omniprésente de l’iconographie pornographique dans un large éventail de médias, tels que la publicité, le cinéma et la musique. […] Cette normalisation de la pornographie menace l’égalité des femmes car la pornographie favorise la dévalorisation des femmes24. ».
Dans des séries de prime abord inoffensives, la pornographie y est présentée comme une habitude normale. Dans Friends, Joey et Chandler regardent de la pornographie sur leur télévision pendant des jours entiers après être tombés sur une chaîne gratuite ; dans Jane the Virgin, Jane et son mari ont des problèmes d’intimité et sur les conseils d’un ami, se tournent vers la pornographie comme solution possible ; dans New Girl, Jess achète à Nick un abonnement à un site pornographique ; dans Grey’s Anatomy, un patient allergique aux analgésiques regarde de la pornographie dans son lit d’hôpital pour soulager ses douleurs chroniques, etc.
La palme d’or du Festival de Cannes de cette année 2024 a été attribuée au film Anora, qui vient s’ajouter à la liste des séries et des films propageant une image glamourisée de la prostitution, dans laquelle on retrouve Pretty Woman, The Escort, The Client List, Baby, Bonding, etc. Presque tous ont en commun une jeune protagoniste prostituée au mot enjoliveur (sugar baby, escorte, courtisane, etc.) qui gagne des sommes astronomiques en rencontrant de beaux, richissimes et galants trentenaires.
La télé-réalité participe à sa manière au phénomène. Le Haut Conseil à l’Egalité (HCE) décrit dans la deuxième édition de son rapport annuel sur l’état du sexisme en France25 que « la télé-réalité est une grande pourvoyeuse de sexisme » : sexualisation outrancière, stéréotypes de genre, caricatures sexistes dans lesquelles « des Don Juan dominateurs » interagissent avec « des tentatrices ». Une récente étude26 fait le lien entre la consommation de ce type de programmes, et la manière dont les jeunes femmes en viennent à normaliser les violences sexuelles qu’elles subissent.
Cette réalité n’est pas nouvelle, il y a dix ans en France s’achevait sur MTV la télé-réalité Les girls de Playboy (The Girls Next Door), qui érigeait en vedette les très jeunes compagnes (dont certaines n’avaient que 19 ans) du prédateur Hugh Effner, accusé d’un nombre incalculable de violences sexuelles en tout genre, tout en vendant une vie de manoir, d’opulence et d’entretien aux jeunes spectatrices.
Ajoutez à tout cela, les scènes de sexe fictionnelles sans intérêt pour les scénarios, légions dans les films et séries tout public, l’objectification des femmes qui continue de proliférer dans les clips de musique, accentuant toujours plus la disponibilité sexuelle des femmes, les spectacles issus du « monde de la nuit » qui sont désormais des oiseaux de jour, à l’instar des drag queens, etc.
La prostitution glamourisée dans la littérature « young adult »
Quand il ne s’agit pas d’écrans qui exposent à la pornographie ou promeuvent la prostitution, d’autres supports prennent le relais. Loin des romans à l’eau de rose d’une autre époque, qui tentaient de dissimuler leur culture du viol dernière un vernis de romance, la littérature contemporaine regorge de récits fantasmant et normalisant la violence sexuelle à l’encontre des femmes, de la plus explicite des manières27.
Audrey Carlan est l’autrice de la série érotique états-unienne à succès Calendar Girl, composée de douze tomes, tous traduits en français, qui a bénéficié d’une promotion à grande échelle. Comme pour beaucoup de ces « romances », la richesse et le pouvoir des hommes et la soumission des femmes sont au cœur du récit. Lisons le résumé ci-dessous, annoté en vert par mes soins :
On suit donc l’histoire d’une jeune femme endettée à cause d’un homme (son père), menacée par un autre (son ex petit-ami) dont la propre tante proxénète est heureuse de la prostituer aux quatre coins du pays. Mais ici, tout est décrit de manière positive, glamour voire même amusante. Là n’est pas la seule aberration : très rapidement, Audrey Carlan a fait suivre une seconde série, mais cette fois-ci, le personnage principal est un homme, International Guy28. Mais contrairement à ce que vous pourriez penser, il ne s’agit pas d’un escort, non, le rôle de prostituée est réservé aux femmes, Carlan l’a bien compris.

Pour aller plus loin, lire « La prostitution : une question de vocabulaire ? ».

J’ai choisi de parler de Calendar Girl car c’est un exemple criant, une saga littéraire qui a bénéficié d’une promotion très importante en France via son éditeur Hugo New Romance ; en librairie, en tête de gondole, en espace culturel, dans les annonces ciblées des réseaux sociaux, les magazines féminins, en publicité à la télévision29.
Ce qu’il y a de plus cynique est lorsque la maison d’édition a sponsorisé des créatrices de contenus en ligne, notamment sur YouTube, afin d’en faire la promotion à un audimat mineur. On y retrouve notamment Sananas, présente en première page du site du roman30, payée pour vanter ce chef d’œuvre d’une autre dimension morale à ses abonnées, entre deux coups de blush dans une vidéo31 ; et sur Instagram, en faisant gagner des tomes, à condition d’avoir l’autorisation hypothétique de l’un de ses parents, ou encore Emmy et sa vidéo dédiée Devenir escort girl32, avec en prime des conseils pour apprendre à s’habiller pour l’occasion (« en mode escort »). Un total look femme prostituée donc, ce genre de connerie, ça ne s’invente pas.
On a donc ici l’exemple d’une série de romans qui glamourise la prostitution, auprès des filles et des jeunes femmes. Ou, comme l’autrice l’a si bien écrit sur la quatrième de couverture, “auquel les femmes d’aujourd’hui peuvent s’identifier : une femme volontaire, drôle, et sensuelle”. Il s’agit pourtant d’une jeune femme sans le sou, dont l’ex violent menace sa famille et dont la seule solution est la prostitution via sa tante proxénète.
Alors de quelle identification parle-t-on ? L’idée est qu’aujourd’hui la femme serait désormais volontaire, courageuse et généreuse à la fois. En fait, elle accepterait son destin déplorable et le porterait à bout de bras avec joie ; au lieu de désigner le ou les coupables de cette mascarade, elle embrasserait sa situation soi-disant empourvoirante de par leur sacrifice. Le livre de poche nous propose d’ailleurs un résumé plus court, qui souligne bien cette volonté :
Voilà donc comment les jeunes femmes pourraient s’identifier à ce personnage. On ne serait plus une victime de l’inégalité financière, de la traite humaine, etc., mais des entrepreneuses du sexe, des self-made women qui partent de rien et deviennent riches.
Si, les termes “New Romance”, “Young Adult”, “New Adult” sont utilisés pour un public cible compris entre 16 ans et 30 ans, la communication autour de ces romans se fait avec les codes de l’adolescence. Bien souvent, le style et le vocabulaire se veulent “jeunes”, d’une simplicité inouïe, l’orthographe et la traduction sont bâclées, les couleurs des couvertures sont flashy, on utilise volontiers le mot “Girl” (fille) plutôt que “Woman” (femme), la promotion passe par des influenceuses dont l’audience est mineure… tout est fait pour attirer un public d’adolescentes. On peut d’ailleurs lire de nombreuses critiques du livre qui font le même constat : « C’est un livre pour adolescentes, selon moi il ne convient pas aux adultes »33.
Une exposition qui infiltre les esprits
« Être attirée par ce qui détruit nous écarte toujours du pouvoir. »
King Kong Théorie, Virginie Despentes.
Ces différents supports relaient une vision sexiste et normative des comportements issus de la culture du viol (considérer les femmes comme objets à disposition, érotiser sa propre victimisation, etc.), notamment via l’effet de simple exposition : biais cognitif d’augmentation de la probabilité de développer un sentiment positif envers un stimulus (norme, idée, personne, discours, produit de consommation, etc.) par la simple exposition répétée. En d’autres mots, plus nous sommes exposé·es à un stimulus, plus nous sommes susceptibles de l’apprécier, et les préférences que nous développons se forment sans réflexion consciente ou interaction directe.
Un très grand nombre de jeunes femmes qui ont grandi avec de telles représentations se retrouvent fortement influencées dans leur trajectoire de vie. Ces images et discours omniprésents formatent leurs esprits, fabriquent de sa toile des fantasmes artificiels avilissants, normalisent des comportements outrepassant leur intégrité physique, le tout se retrouve alors à habiter leur imaginaire et détourner leur boussole morale (différenciation entre ce qui est bien et mal, acceptable ou non de subir).
Que faire face à une société profondément sexualisée ? D’un côté, je pense que la négligence joue une part prépondérante dans l’accès des enfants à des images indécentes. Faute de contrôle parental, de dialogue, de prévention, d’activités pour pallier l’ennui, de nombreuses filles grandissent avec un accès illimité à tous types de contenus, y compris les plus déshumanisants à leur égard. L’enfant qui consomme régulièrement des contenus en ligne sans supervision est, à minima, négligé·e par son entourage familial. Les enfants n’ont pas un besoin impératif de traîner sur les réseaux sociaux.
D’un autre côté, il est absurde d’attendre des parents d’apposer un filtre sur tout ce que leurs enfants peuvent observer dans la société. C’est aussi le travail de toutes et tous de laisser une place adéquate aux enfants et à leur sensibilité.
Comme le dit si bien Marie Claude Bossière, « Nos gouvernements n’arrivent pas à faire la part des choses entre la santé des enfants et nos libertés. Ils ont tendance à tout confondre. En estimant que la pornographie est moins préoccupante pour les adultes, ils mettent totalement de côté les mineurs »34.
Il existe pourtant des dispositifs qui pourraient rendre l’accès difficile aux contenus adultes ; la vérification de l’âge par un site tiers ; la validation via une carte bancaire ; l’obligation d’un paywall ; le bannissement des sites qui ne respectent pas les législations en cours.
Après tout, les sites de pari en ligne et de jeux d’argent, comme la Française des jeux, vont jusqu’à demander, non seulement une copie recto verso de la carte d’identité, mais aussi un code à recevoir par courrier pour valider son adresse postale, et ce, juste pour jouer en ligne deux euros au Loto. Et ça, ça ne dérange personne.
Les défenseur·ses de la pornographie pensent à tort que cela nuirait à leur vie privée, or, celle-ci est déjà inexistante puisque les sites pour adultes collectent en masse leurs données et n’hésitent pas à les revendre, les opérateurs (même avec VPN) peuvent avoir accès à la liste des sites consultés, etc. C’est se bercer d’illusions, et très certainement être de mauvaise foi, que de penser que passer par un site tiers vérifiant l’âge puisse nuire à leur vie privée.
Pour la télévision et la littérature, afficher a minima un avertissement avant la diffusion de tout média (film, série, vidéo, podcast, etc.) qui glamourise ou normalise l’inégalité femme-homme serait une première bonne piste. Ou bien préfacer les romans par « ce texte promeut la violence sexuelle à l’endroit des femmes », préciser avant une série « cette histoire fictionnelle ne représente pas la réalité de la prostitution », et accompagner ces avertissements de lignes de numéros verts ou de sites, à l’instar de ce qui est désormais fait lorsqu’un média parle de suicide ou de harcèlement.
Morgane.

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